Municipales 2014 La Rochelle : Anne-Laure Jaumouillié est aussi candidate (Article, Sud Ouest)

Le PS a désormais deux candidats. Jean-François Fountaine, on le sait, mais également l’adjointe aux finances.

 

Nanou Jaumouillié, Adjointe au Maire PS, Ville de La Rochelle
Nanou Jaumouillié : « Il faut créer un nouveau cycle »

 

Adjointe au maire, chargée des finances, la socialiste Nanou Jaumouillié est candidate à la candidature pour les élections municipales de 2014 à La Rochelle. Et très enthousiaste.

 

Jean-François Fountaine a annoncé qu’il était candidat tout court mais pour obtenir l’investiture socialiste, l’un et l’autre devront se présenter devant les militants qui seront appelés à trancher au mois d’octobre, le 10 et le 17 si un deuxième tour s’impose.

 

On sait que Jean-François Fountaine serait plutôt favorable à une primaire ouverte non pas aux seuls militants de la section rochelaise mais à tous les Rochelais. Cela dit, tout le monde n’y est pas favorable et ce ne serait pas simple à organiser.

 

Enseignante, Nanou Jaumouillié, également secrétaire fédérale, a longtemps dirigé la section locale socialiste.

 

« Mon âge ? Un atout »

Qu’on lui parle de son jeune âge et qu’on lui suggère d’attendre son tour, même sur un ton bienveillant, a tendance à l’agacer. D’abord, elle a « bientôt 34 ans » et, surtout, Nanou Jaumouillié considère que son âge justement est un atout : « Dans les années à venir, le contexte va exiger une énergie et une audace que j’ai incontestablement. Je n’ai pas que des qualités mais celles-là, oui. En plus, pour être maire, il n’est pas nécessaire d’être en fin de carrière, au contraire ».

 

Pourquoi se lance-t-elle dans l’aventure ? Pour ouvrir le débat, pour faire valoir sa conception de la politique.

 

« Je pense qu’avec la déclaration de Maxime Bono, on assiste à la fin du cycle Crépeau-Bono. Crépeau, le créatif, l’innovant, Bono le bâtisseur qui a aussi contribué à faire diminuer le chômage. Il existe deux possibilités désormais : poursuivre ce cycle, le faire vivre ou vivoter. Ou bien, prendre le taureau par les cornes et en créer un autre ».

 

« Il faut de l’imagination »

Et elle est favorable à la deuxième hypothèse. « Je crois qu’il faut faire le deuil de ce cycle et en imaginer un autre. Il ne s’agit pas de faire table rase, ce cycle est réussi et c’est d’ailleurs pour cette raison qu’on a du mal à passer à autre chose. Il va falloir renouer avec l’audace. Dans un contexte de crise et de défiance à l’égard des élus, on doit avoir l’audace de faire autrement dans la façon d’aborder la politique. On a besoin non pas de faire des réformes raisonnables mais de faire preuve d’imagination ».

 

Sur le plan économique, Nanou Jaumouillié note qu’en effet La Rochelle et son agglomération sont « coincées » entre Bordeaux et Nantes mais, dit-elle, « il serait vain d’essayer de faire la même chose en moins bien. Mieux vaut jouer la carte de l’originalité pour attirer des entrepreneurs qui trouveraient à La Rochelle ce qui n’existe pas ailleurs ».

 

Elle cite l’exemple du pôle qui se dessine dans le domaine de l’image et des technologies liées : « Il faut renforcer ce pôle d’autant que les formations sont proposées à La Rochelle, il y a un vivier ».

 

« Ce n’est pas un casting »

Sur le plan des relations avec les Rochelais, Nanou Jaumouillié est persuadée qu’il faut cultiver « la proximité » : « Cela repose sur la connaissance des dossiers mais aussi sur le fait de vivre, de travailler dans la ville. Et il est important de se donner le temps de croiser les Rochelais en dehors des réseaux institutionnels ». Elle prépare déjà une liste : « Il faut renouveler et équilibrer de façon intergénérationnelle. Mais surtout, ce qui est capital c’est d’avoir une vision de la ville qui doit constituer un socle commun. Faire une liste, ce n’est pas un casting ».

 

Marie-Claude Aristégui

(Source : Sud Ouest)

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